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2015年3月2日星期一

Chine | L'éternel retour de la puissance chinoise | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique


L'économie de l'empire du Milieu fut longtemps la plus puissante du monde avant d'être supplantée, au XIXe siècle, par les puissances occidentales. À en croire le FMI, la voici revenue au premier rang.
Dans le temple de l'athéisme et du capitalisme, fêter Noël fut longtemps interdit. Ce n'est plus, mais alors plus du tout, le cas. À quelques jours du 25 décembre, un accès de fièvre consumériste enflamme la Chine. Et c'est tout sauf un hasard. Selon les économistes du Fonds monétaire international (FMI), la République populaire aurait supplanté les États-Unis en tant que première puissance économique mondiale. Et les guirlandes qui illuminent les centres commerciaux de Pékin sont autant de symboles de cette puissance économique retrouvée.
L'événement est passé relativement inaperçu, mais il n'en constitue pas moins un tremblement de terre géopolitique. Le règne des États-Unis avait commencé en 1872, quand ce pays était parvenu à détrôner le Royaume-Uni. Après trente ans de croissance à deux chiffres et une crise économique internationale, la Chine reprend aujourd'hui le flambeau, du moins si l'on prend en compte la "parité de pouvoir d'achat" (PPA), critère, d'ailleurs discutable, qui permet de mesurer la richesse d'un pays en tenant compte du pouvoir d'achat de sa devise nationale. En d'autres termes, on calcule combien une même quantité d'argent permet d'acheter de produits dans différents pays. Et à ce petit jeu statistique, c'est la Chine qui gagne. Mais n'allez pas croire pour autant que les Chinois soient plus riches que les Américains !
"La notion de puissance économique est un concept qui combine la surface économique (le PIB), la puissance technologique, la puissance financière et monétaire, celle des entreprises, et enfin la capacité d'influence sur l'économie mondiale, explique l'économiste français Jean-Joseph Boillot. Selon les données du FMI, le PIB chinois calculé en parité de pouvoir d'achat a bien dépassé, cette année, celui des États-Unis. Mais sous tous les autres aspects, la Chine reste loin derrière les États-Unis et même l'Europe."

L'exode rural ne fait que commencer
En matière de consommation, par exemple, le marché chinois ne représente que la moitié du marché américain ou européen. Mais sa taille est une force et sa progression, quel que soit le procédé statistique chargé de l'évaluer, ne fait aucun doute. Avec une classe moyenne de 400 millions d'habitants qui augmente de 20 % par an, comment pourrait-il en être autrement ? La Chine est déjà le premier marché mondial pour les automobiles, les téléviseurs, les téléphones portables ou internet. Elle devrait le rester longtemps encore, d'autant que la moitié des Chinois vivent encore à la campagne et que l'exode rural ne fait que commencer.
Ces artifices statistiques masquent aussi de profondes inégalités. "Un pour cent des ménages les plus riches contrôle plus d'un tiers des richesses tandis que 25 % des ménages les plus pauvres n'en détiennent que 1 %", révèle un rapport publié cette année par une université de Pékin. Cette enquête montre également que le coefficient de Gini (un indicateur d'inégalité compris entre 0 et 1) est très inquiétant, car très élevé. Zéro représente l'égalité parfaite, 1 l'inégalité absolue.
Mais c'est peut-être à l'étranger qu'il faut avant tout mesurer le poids grandissant de l'économie chinoise. Depuis cette année, la Chine investit à l'étranger davantage qu'elle n'importe. Elle est le premier partenaire commercial de l'Afrique, de l'Europe et du Japon, mais aussi le deuxième des États-Unis. La "nouvelle route de la soie" dont la création a été annoncée cette année par le gouvernement est en train de redessiner la carte des échanges internationaux. Avant le XVe siècle, en effet, un faisceau de pistes commerciales reliait la ville de Changan (aujourd'hui Xi'an) à Antioche (Turquie). Aujourd'hui, la Chine n'est plus qu'à une encablure du Pirée, le grand port grec dont elle est propriétaire, mais aussi de l'Amérique centrale, avec le projet de construction au Nicaragua d'un second canal de Panamá, et surtout de l'Afrique.
Les entreprises chinoises construisent à la périphérie du continent un collier de "perles" - des ports en eau profonde.
Les entreprises chinoises construisent en effet à la périphérie du continent un collier de "perles", autrement dit de ports en eau profonde destinés à alimenter l'Afrique en produits chinois et la Chine en matières premières africaines. Ces "routes de la soie" sont les veines qui alimentent le nouveau coeur économique de la planète.
Mais l'économie de la République populaire a pris récemment l'avantage sur celle des États-Unis sur d'autres fronts encore. Depuis l'an dernier, le montant des échanges commerciaux de la première avec le reste du monde a dépassé celui des seconds. L'usine du monde est également devenue le principal exportateur de biens. À long terme, son arrivée au sommet aura d'immenses conséquences, prophétise le journaliste économique Brett Arends. Comme l'on sait, le monde était dominé depuis deux siècles par la Grande-Bretagne et les États-Unis, "deux contrées plus démocratiques que la Chine".
Aucun triomphalisme
Paradoxalement, les autorités de ce pays ne manifestent aucun triomphalisme, engagées qu'elles sont dans une impitoyable lutte contre la corruption. La puissance de l'économie chinoise n'a pourtant que peu à voir avec la vénalité de nombre de ses cadres. Un récent rapport de Global Financial Integrity (GFI) montre que 6 600 milliards de dollars ont fui les pays émergents au cours des dix dernières années. La Chine est la reine de l'évasion, avec 1 250 milliards de dollars envolés entre 2003 et 2012. Et 250 milliards pour la seule année 2012. On comprend que le président Xi Jinping ait fait de la lutte contre ce fléau sa priorité absolue.
Le FMI lui-même va être inévitablement affecté par l'irrésistible ascension chinoise. Dominée depuis toujours par les Occidentaux, l'institution a le plus grand mal à réformer sa gouvernance de manière à accroître le poids des pays émergents. Or les plus importants de ces derniers "pèsent" aujourd'hui un tiers du PIB de la planète ! Depuis des années, la Chine ne ménage pas ses efforts pour accroître son rôle et son influence au sein du FMI. En décembre 2010, les États membres sont convenus d'un ensemble de réformes des quotes-parts et de la gouvernance. Mais l'entrée en vigueur du texte est bloquée par le Congrès américain. La Chine a donc décidé de passer outre et a annoncé cette année la création d'une banque des Brics, dont la mission est de financer les pays émergents, et d'une banque asiatique d'infrastructures.
Acquisitions tous azimuts
Fini aussi le temps où la Chine, en multipliant les achats, avait d'abord en vue la sécurisation de ses approvisionnements en minerais et en hydrocarbures. Les acquisitions d'entreprises étrangères se font désormais tous azimuts : de l'alimentaire à l'industrie mécanique en passant par les fleurons technologiques.
En 2013, le géant pétrolier Cnooc a racheté le groupe énergétique canadien Nexen pour un montant de 15,1 milliards de dollars (11,4 milliards d'euros). C'est la plus importante acquisition jamais réalisée par une entreprise chinoise à l'étranger. Mais ce n'est pas grand-chose comparé aux 625 milliards de dollars investis cette année hors des frontières de la République populaire. Cette stratégie est principalement mise en oeuvre par les puissantes sociétés d'État, qui bénéficient de l'appui direct des autorités politiques et de larges facilités de financement offertes par les grandes banques publiques.
Les investissements à l'étranger ont été multipliés par plus de trente en une décennie. C'est la preuve la plus éclatante de la puissance chinoise retrouvée. L'Histoire bégaie. Qui se souvient qu'avant les guerres de l'opium lancées par les Occidentaux au XIXe siècle la Chine passait déjà pour la première puissance économique du monde ?

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2014年9月1日星期一

La Chine, nouvel eldorado pour les constructeurs français

Alors que les chiffres de vente restent loin de leurs meilleurs niveaux en Europe, le marché automobile chinois est unique dans le monde par sa taille et sa croissance. Les constructeurs français s’organisent pour doper leurs parts de marché.
Des arches fleuries, un tapis bleu, une peluche sur le capot. Dans cette concession Peugeot de Wuhan, tout a été fait pour ne pas louper le lancement de la 2008. « Les clients veulent voir tout de suite la nouveauté et ce qui se vend bien », nous explique-t-on dans un showroom avec baby-foot, bar, machine à pop-corn et mini salle de cinéma. Tous les constructeurs sont aux petits soins pour une clientèle qui a un appétit d’ogre.
Le marché chinois, c’est seize millions de voitures neuves vendues en 2013, et une croissance de 10% par an. Actuellement, on compte en Chine 70 voitures pour 1 000 habitants, contre 481 pour mille en France et 627 pour mille aux États-Unis. La marche à franchir pour atteindre les ratios occidentaux est haute, mais l’enthousiasme des jeunes classes moyennes et supérieures au pouvoir d’achat galopant accélère le mouvement : en Chine, le taux d’équipement a doublé en seulement quatre ans. Car la voiture est, là-bas, un marqueur social qui fait envie.
La progression du marché devrait encore être de l’ordre de 6 à 7 % par an au moins jusqu’en 2025, prévoit-on au siège de PSA Asie, à Shanghai. En 2013, la Chine a consommé plus de voitures que l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest pour devenir le premier marché mondial, donc très convoité.
Arrivé en Chine en 1992 avec Citroën, PSA y aligne aujourd’hui les records commerciaux, malgré une concurrence terrible entre 70 marques, dominée par Volkswagen qui s’arroge plus de 15 % du marché avec trois millions de voitures vendues chaque année. Renault écoule 30 000 modèles importés de Corée (donc lourdement taxés) et DongFeng Peugeot Citroën automobile va, lui, battre cette année son record de 700000 ventes (+30 % par rapport à 2013).
« On est dans les Trente Glorieuses », commente Grégoire Olivier, le patron de PSA en Asie. Pour prendre le train en marche, le groupe a créé en 2008 un centre de style et de développement, afin de concevoir des voitures « complètement pensées pour le client chinois » au rythme de deux par an.
Surtout des 4X4 et des voitures qui en imposent, avec beaucoup de place à l’arrière. Même rythme effréné dans la distribution. « On construit plus de cent concessions par an. C’est un rythme de croissance que le groupe n’a jamais connu », assure Grégoire Olivier, selon qui le groupe devrait atteindre un million de ventes avant 2020.
En plus d’être volumineux, le marché chinois est rentable. « On n’a jamais perdu d’argent en Chine », glisse Maxime Picat, le directeur général de Peugeot, qui situe au-delà de 7 % la marge opérationnelle de sa marque, quand Nissan et Honda atteignent un confortable 15 %. Une euphorie que l’Europe n’a pas connue depuis longtemps.
BENOÎT FAUCONNIER

2014年8月20日星期三

Cognac: baisse de 6,7% des ventes en 2013/2014, notamment en Chine


Les ventes de cognac sur un an ont baissé de 6,7% en volume et de 10,2% en valeur pour la campagne 2013/2014 (1er août/31 juillet), essentiellement en raison de la baisse des exportations vers la Chine, a annoncé mardi le Bureau national interprofessionnel du cognac (Bnic).
"Les expéditions atteignent pour cette nouvelle campagne 155,5 millions de bouteilles soit 435.358 hectolitres d'alcool pur, avec un chiffre d'affaires toujours élevé de 2,2 milliards d'euros (3ème année historique)", indique l'Interprofession dans un communiqué.
Cette baisse des ventes de l'eau-de-vie charentaise, historiquement positionnée sur le marché international, fait suite à "trois campagnes record", relativise toutefois le Bnic.
Selon l'organisation professionnelle, les ventes conservent une "belle dynamique" dans la zone Alena (Etats-Unis, Canada et Mexique, Accord de libre-échange nord-américain) avec une croissance de 6% en volume (3% en valeur), "largement portée par les bons résultats des Etats-Unis". Ce dernier pays confirme sa position de première destination du cognac en volume, avec 54,1 millions de bouteilles expédiées.
En revanche, les ventes en Extrême-Orient (Asie du Sud-Est, Chine, Japon) poursuivent leur repli, avec une chute de 20,9% en volume et de 19,1% en valeur. Un net recul "lié au marché chinois" et qui "touche l'ensemble des produits à forte valeur ajoutée", précise le Bnic. Fin 2012, la Chine a lancé une campagne anti-corruption qui a affecté spécialement les ventes de vins et alcools haut de gamme.
Les expéditions vers l'Asie restent toutefois importantes, avec 49,2 millions de bouteilles et un chiffre d'affaires proche du milliard d?euros.
Les ventes sont également en baisse en Europe, avec un fléchissement de 4,7% en volume (-11,7% en valeur), soit 41 millions de bouteilles vendues. "Si les marchés d'Europe de l'Ouest sont directement impactés par le déficit de croissance économique enregistré depuis maintenant plusieurs années sur l'ensemble de la zone, en revanche, l'Europe de l'Est enregistre toujours de bons résultats avec +4,4% en volume", indique le Bnic.
Dans le reste du monde, les exportations ont augmenté de 9,3%, avec notamment un bond de 16,9% en volume (+20,1% en valeur) en Afrique subsaharienne.
Plus généralement, le Bnic, qui note une progression des ventes de la qualité VS (Very Special) au détriment de la VSOP (Very Superior Old Pale) et des cognacs anciens, se félicite du "maintien d'une bonne répartition entre les principales zones de marchés": Alena (36,4 %), Extrême-Orient (31,6 %) et Europe (26,4 %).

2014年8月17日星期日

Pourquoi la France séduit toujours plus de touristes chinois?

Par la croix

Selon une étude de la Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services (DGCIS) et de la Banque de France, la France est restée en 2013 le pays le plus visité au monde avec 85 millions de touristes étrangers.

Le nombre de touristes chinois a atteint 1,7 million et a augmenté de plus de 23 % en un an. Leur présence a doublé entre 2009 et 2013.

Le point avec Christian Mantei, directeur général d’Atout France, l’agence de développement touristique de la France.

« L’augmentation du nombre de touristes chinois va sans doute encore s’accentuer avec la croissance économique, la montée des classes moyennes et supérieures et leur désir de voyager. On estime que 100 millions de Chinois devraient faire du tourisme international à l’horizon 2020. Ils représentent un très fort enjeu pour toutes les destinations touristiques mondiales.
La France est le premier pays, en nombre de touristes, qu’ils visitent en Europe, devant l’Italie, la Suisse et l’Allemagne. Il y a encore sept ans, ces voyageurs traversaient quatre à cinq pays lorsqu’ils venaient en Europe. Désormais, ils s’en tiennent plutôt à deux destinations et la France est le choix numéro un.

 Cela s’explique par une très grande attractivité de Paris, un attachement à l’histoire française, comme la Révolution ou Napoléon, un goût pour les grands sites naturels ou culturels, ou encore par une attirance de plus en forte pour l’œnotourisme. Dans tous ces domaines, la France a des marques mondiales à proposer, du Mont-Blanc à la Côte d’Azur en passant par Bordeaux ou les châteaux de la Loire…

Un Chinois dépense en moyenne 1500 € par séjour 
Attirer les touristes chinois est très important pour ce secteur. Ces visiteurs sont en effet grands adeptes du shopping, très séduits par les grands magasins et les marques de luxe. Un Chinois dépense en moyenne 1500 € par séjour (hors prestations touristiques) alors que la dépense moyenne des voyageurs étrangers est de 200 à 300 €.

La France fait beaucoup d’efforts pour que ce flux de visiteurs grossisse. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a ainsi demandé que les visas touristiques pour les Chinois soient accordés en 48 heures maximum alors que plusieurs semaines étaient parfois nécessaires jusqu’alors. Atout France, pour sa part, investit énormément en Chine, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias. Nos campagnes ont été d’ailleurs primées par la presse locale.
Les Français ont aussi leur part de responsabilité. Les Chinois voyagent de plus en plus en individuel et sont donc encore plus sensibles à l’hospitalité, au sourire, à l’aide qu’on peut leur offrir dans la rue… Les hôteliers doivent aussi comprendre qu’une simple bouilloire dans la chambre ou qu’une proposition adaptée au petit déjeuner peuvent être un atout. »