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2014年2月20日星期四

Les investisseurs chinois s'intéressent de plus en plus à la France

Les investissements directs chinois en France ont explosé depuis 2005, orientés vers des marques reconnues et des technologies duplicables en Chine, mais ils représentaient moins de 1% des stocks d'investissements étrangers dans l'Hexagone fin 2012.
Selon la Banque de France, le montant total des investissements directs chinois a bondi de 250 millions d'euros en 2005 à 3,5 milliards en 2012 (4,2 milliards en incluant Hong Kong), soit 0,8% du total des investissements étrangers dans l'Hexagone à cette date.
Ce bond découle pour l'essentiel de la prise de participation du fonds souverain CIC dans la filiale d'exploration-production de GDF Suez fin 2011. La prise de participation de Dongfeng dans PSA Peugeot Citroën va avoir le même effet.
A titre de comparaison, les investissements des Etats-Unis en France, les plus élevés d'un pays étranger en France, pèsent entre 90 et 100 milliards d'euros. Ceux de l'Allemagne et du Royaume-Uni dépassent les 60 milliards.
"L'investissement chinois pourrait augmenter dans les années à venir du fait d'une volonté affirmée des autorités d'internationaliser les entreprises chinoises, d'acquérir des technologies étrangères et des marques", estimait l'an dernier le service économique de l'ambassade de France en Chine, après une visite d'Etat de François Hollande dans le pays.
Selon l'Agence française des investissements internationaux (Afii), la France était néanmoins le premier pays d'accueil en Europe des investissements créateurs d'emplois en provenance de Chine en 2012, s'arrogeant 21% des projets dirigés vers l'Europe.
Les entreprises chinoises employaient fin 2012 plus de 11.000 personnes en France, privilégiant les secteurs de l'énergie, de l'agroalimentaire, du verre/bois/papier et de l'aéronautique, précise l'Afii.
"Les Chinois sont guidés par l'opportunisme", explique à l'AFP Thierry Charpentier, directeur des activités de soutien aux transactions au sein du cabinet PWC.
"Ils veulent avoir accès à une marque connue ou à une technologie pour pouvoir l'utiliser ensuite en Chine. Ce n'est pas uniquement de l'apport d'argent frais", précise-t-il, soulignant que ces investissements constituent "plutôt de bons exemples" en termes de maintien de l'emploi en France et de développement en Asie.
Cerruti a été racheté en 2010 par son distributeur chinois, le groupe Li&Fung qui a mis la main par la suite sur Sonia Rykiel et Robert Clergerie. Des noms prestigieux qui permettent de se démarquer sur un marché chinois hautement concurrentiel.

Le "made in France", un argument de vente

"Les investisseurs chinois considèrent les entreprises européennes en fonction de ce qu'elles peuvent leur apporter pour leur développement international et domestique", explique Stéphane Baller, associé du cabinet EY responsable des pays émergents.
La France attire par la haute technicité de ses produits, son savoir-faire industriel et sa maîtrise des processus "qui peuvent être facilement réimportés sur le marché chinois, en effectuant un saut technologique" au passage, a-t-il indiqué.
Les produits de luxe et cosmétiques, les vignobles et la pharmacie figurent également parmi leurs secteurs de prédilection.
Ainsi, BlueStar a racheté en 2007 la division silicones de Rhodia, Petrochina a repris 50% de la raffinerie d'Ineos à Lavéra (Bouches-du-Rhône) en 2011. Le distributeur de cosmétiques et de parfums Marionnaud a été repris en 2005 par Watson Group, du milliardaire chinois Li Ka-Shin.
Alcatel-Lucent vient d'annoncer la cession de sa filiale Entreprise à la société d'investissements en technologies China Huaxin.
Le groupe alimentaire chinois Shuanghui a pris le contrôle des marques Aoste, Justin Bridou, Cochonou et Jean Caby en rachetant l'Américain Smithfields Foods l'an dernier.
Depuis plusieurs scandales affectant leurs produits laitiers, les Chinois font les yeux doux aux laiteries françaises, faisant du "Made in France" notamment un argument de vente.
Synutra, quatrième producteur chinois de lait infantile, va même construire une usine à Carhaix (Finistère) en partenariat avec la coopérative Sodiaal.
Le tourisme n'est pas en reste: le Club Med fait l'objet d'une offre publique d'achat (OPA) controversée du groupe Fosun et de la société de capital-investissement française Ardian.
Le commerce bilatéral entre la France et la Chine --deuxième fournisseur de l'Hexagone et huitième client pour les exportations françaises-- est passé de 10 milliards d'euros en 1995 à 60,7 milliards en 2013 (Hong Kong inclus), selon le ministère du Commerce extérieur.
Mais le déficit commercial s'est fortement creusé à 21,6 milliards en 2013, soit le plus important pour la France sur un déficit total de 61,2 milliards. En 2004, il atteignait seulement 9,8 milliards.

(Avec AFP)

2013年12月28日星期六

Edition 2014: Voyage d'affaires en Chine en septembre 2014

Avec l’Équipe franco-chinoises
de l’appui des entreprises en Chine

Une offre conjointe CCPIT/CCOIC/MHC/CIFC/ Buteau d'affaires en Fujian et Guangdong :
  • Un contact privilégié avec les autorités locales, aux côtés de Clubs des entreprises Franco-Chinoises en Chine, avec le soutien du Minghong Consulting et le Club des Entreprises Franco-chinoises en France.
  • Un retour d’expérience des entreprises déjà implantées dans ces villes.
  • Des programmes individuels sur mesure : rencontres avec des entreprises chinoises et interlocuteurs ciblés, et/ou visites de sites sélectionnés en fonction des projets.
Destinations Privilégies: Shanghai , Xiamen, Fuzhou, Canton, Shenzhen
















2013年12月24日星期二

Les entreprises chinoises à la recherche d'opportunités en France (lefigaro)


Une délégation de grands patrons sera reçue la semaine prochaine par François Hollande. Les investisseurs privés chinois sont de plus en plus attirés par l'industrie et les services.
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Fait plutôt rare dans la relation avec la Chine, cette délégation-ci ne sera menée par aucun haut dirigeant du Parti ou de l'État chinois. Et pourtant, la France et la Belgique lui déroulent le tapis rouge. Une trentaine de grands patrons chinois, membres du China Entrepreneur Club (CEC), débarquent à Paris et Bruxelles la semaine prochaine. Dans la capitale française, ils seront reçus à l'Élysée par François Hollande, ainsi que par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. La délégation du CEC rencontrera aussi des patrons de grandes entreprises françaises comme Dassault (le groupe Dassault est propriétaire duFigaro. Ndlr), Schneider Electric, BNP Paribas, Cartier ou Chanel. À Bruxelles, ils verront le ­président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le premier ministre, Elio Di Rupo, et le prince héritier, Philippe.
«Une délégation conduite par un ministre ne serait pas reçue de cette manière», se félicite Wu Jianmin, ancien ambassadeur de Chine à Paris et conseiller du CEC. Il faut dire que ces patrons pèsent lourd, très lourd même. À elle seule, la délégation représente entre 4 et 5 % du PIB chinois. En 2012, le chiffre d'affaires total réalisé par les 46 entrepreneurs du CEC s'est élevé à 2000 milliards de yuans (245 milliards d'euros). Fondé en 2006, le China Entrepreneur Club est l'organisation de chefs d'entreprise la plus influente en Chine. Parmi les grands barons chinois qui visiteront Paris, on retrouve nombre de dirigeants ou de fondateurs des champions de la deuxième économie mondiale, comme Liu Chuanzhi (Lenovo) ou Charles Chao (Sina).
En quoi cette visite fait-elle figure de première? «Jusqu'à il y a peu, le développement de l'économie chinoise à l'étranger était surtout le fait d'entreprises d'État, explique Wu Jianmin. Aujourd'hui, le secteur privé prend le relais et cette délégation en est le témoignage. Cela va faire passer la relation à un niveau supérieur.» Les chiffres confirment le discours.

Dimension opérationnelle

Selon le fonds d'investissement euro-asiatique A Capital, si les entreprises d'État restent les principaux acteurs des investissements à l'étranger, les sociétés privées chinoises gagnent du terrain. Elles ont représenté 28% des transactions en 2011, contre 17% l'année précédente. L'autre grande tendance est la diversification des investissements. Après s'être focalisés sur les ressources naturelles, les Chinois s'intéressent de plus en plus à l'industrie et aux services. La proportion est aujourd'hui de 50-50. Et sur les acquisitions hors ressources, l'Europe est la plus ­attractive. La France y est la troisième destination des investisseurs chinois, derrière l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Après Washington et Londres, c'est donc à Paris que le prestigieux aréopage du CEC rend visite. Et cette fois-ci, le président de la délégation et du club, Liu Chuanzhi, ne cache pas sa dimension opérationnelle. «Nos deux premiers voyages étaient surtout de la diplomatie publique, dit-il. Mais là, si nous voulons mieux connaître l'environnement français et mieux faire connaître les milieux d'affaires chinois, nous venons aussi avec une réelle envie de chercher des opportunités.»

Une démarche qui tombe à point pour une France qui entend diversifier les points forts de son économie à l'international, en sortant des secteurs poids lourds que peuvent être l'aéronautique ou le nucléaire. «Nous souhaitons tisser de nouvelles relations commerciales dans d'autres domaines tels que l'agroalimentaire, la santé, le développement urbain durable et l'économie numérique», explique l'ambassadeur de France à Pékin, Sylvie Bermann. Pour Paris, assure-t-elle, le renforcement des investissements croisés est une priorité. De ce point de vue, le déséquilibre est encore flagrant. La France est le deuxième investisseur européen en Chine et quelque 2200 sociétés de l'Hexagone y sont présentes, donnant du travail à 400.000 ou 500.000 personnes.

200 filiales d'entreprises chinoises en France

Dans l'autre sens, environ 200 filiales d'entreprises chinoises sont implantées en France, dont une trentaine vraiment significatives. On estime qu'elles font travailler environ 9000 personnes. C'est ainsi que Lenovo a son siège européen en France. Ou que Yon­you, important acteur du logiciel en Chine, a fondé une coentreprise avec Atos en 2011. On a évidemment beaucoup parlé de Fosun, ces derniers temps, ce conglomérat chinois qui, après avoir pris une participation de près de 10 % dans le Club Med, entend lancer avec le fonds Axa Private Equity une OPA amicale sur le groupe de tourisme. Son PDG, Guo Guangchang, est aussi du voyage parisien. Comme le dit l'ambassadeur Wu Jianmin, «la partie française peut apporter l'innovation et la partie chinoise les ­capitaux. Cela forme un très beau couple!»